| Questions fréquentes |
Quelle est l'histoire de Chez Pantagruel et de sa démarche ? Comment vous positionnez-vous vis-à-vis du commerce éthique ou équitable ? Votre démarche se limite-t-elle aux vins français, et plus particulièrement aux AOC ? Comment se joindre au Projet Noé ? |
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Contact : Chez Pantagruel 26, rue Berthollet 75005 Paris +33 (0)1 47 07 09 85 |
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| Formulaire de signature |
| BASE DES SAVOIRS |
| Signataires du Projet Noé |
| Anselme Selosse Champagne Jacques Selosse |
| Xavier Gonet Châteaux Gilette, Les Justices et Respide-Médeville |
| Daniel-Etienne Defaix Domaine du Vieux Château |
| Alain de Laguiche Château d'Arlay |
| Gilles Barge Domaine Gilles Barge |
| François Rapet Domaine Rapet & Fils |
| Pierre-Paul Zink Domaine Pierre-Paul Zink |
| Charles Jumert La Berthelothière |
| Francis Boulard Champagne Raymond Boulard |
| Jean-Pierre Frick Domaine Pierre Frick |
| Bertrand Bessou Château Durand-Laplagne |
| Sylvie Spielmann Domaine Sylvie Spielmann |
| Christophe Ehrhart Domaine Josmeyer |
| Marc Kreydenweiss Domaine Kreydenweiss |
| Jean-Michel Parcé Domaine du Mas Blanc |
| Laurent de Besombes Singla Domaine Singla |
| Jacqueline André SCEA Domaine Pierre André |
| Jean-Michel Stéphan Domaine Stéphan |
| Cantié Vincent Domaine de la Tour Vieille |
| Agnès Henry Domaine de la Tour du Bon |
| Olivier Humbrecht Domaine Zind humbrecht |
| Michel Guignier Domaine Michel Guignier |
| Dominique Fédieu Château Micalet |
| Jean-Pierre Bispalie Château Haut-Brugas |
| Thierry Doat Château de Boisfranc |
| Edorta Lezaun Bodegas Lezaun |
| Nuria Dalmau Mas Estela |
| Daniel Ravier Domaine Tempier |
| Bertrand Gautherot Champagne Vouette Sorbée |
| Deu Jean-François Domaine du Traginer |
| Pierre Larmandier Champagne Larmandier-Bernier |
| Pierre Siri Domaine Iris du Gayon |
| Pierre Overnoy Domaine Pierre Overnoy |
| Eric de Saint Victor Château de Pibarnon |
| Christian Lassure CERAV |
| Véronique Cochran Château Falfas |
| Claire Bunan Domaines Bunan |
| Revest Marion Coopérative La Cadièrenne |
| James Pelloux Château des Boccards |
| Joël Dupas Château Béchereau |
| Gilbert Beck Domaine du Rempart |
| Michel Gendrier Domaine des Huards |
| Catherine Bernard Catherine Bernard |
| Benoit Tarlant Domaine Tarlant Benoit |
| Philippe d\'Allaines Abbaye de Valmagne |
| Aurélien Laherte Champagne Laherte Freres |
| Benoit Lahaye Champagne Benoit Lahaye |
| Emmanuel Tresmontant viamichelin |
| Carles de Ahumada Batlle L\'Olivera s.c.c.l. |
| Claire Laval Château Gombaude-Guillot |
| Remi Loisel Château Loisel |
| Vincent Laval Champagne Georges Laval |
| Marie-Hélène Aubert Parlement Européen |
| Bernadette Bourzai Parlement européen |
Abbaye de Fontfroide |
| guillaume roussy Chateau Midouin |
| Didier Laval Les Boîtes à Cris |
| Jonathan Nossiter Jonathan Nossiter |
| Claire et Fabio Gazeau-Montrasi Château des Rontets |
| david Léclapart Champagne David Léclapart |
| Ruth Landanger Convento de Sao Pedro das Aguias |
| Patrick Landanger Domaine de la Pousse d\'Or |
| Adeline Hazan Parlement Européen |
| Pierre Pribetich Parlement Européen |
| Henry Bouchard Abbaye Sylva Plana |
| Verdaguer Brigitte Domaine de Rancy |
| Pierre Masson Biodynamie services |
| pierre gassmann Domaine Rolly gassmann |
| Kader Arif Parlement européen |
| Luca Bonardi Università degli Studi di Milano |
| marie-arlette carlotti députée au parlement européen |
| Christian Gilles Chartreuse de Valbonne |
| Eric Monné Domaine du Clot de l\'Oum |
| Béatrice Patrie Députée européenne |
| Bernadette Vergnaud Parlement européen |
| Alain Lamassoure Député européen |
| catherine marin pestel La Treille Muscate |
| Matthieu Barret Domaine du Coulet |
| Gianfranco Manca Panevino |
| olivier assouly Enseignement |
| Stéphanie Roussel chateau Lassolle |
| jacques kimmel Association Val de Loire économie |
| Laurent Bazin Laurent Bazin |
| Pierre Doumengue Vignoble Mantes |
| Paul de Chefdebien Château Abbaye des Monges |
| Michel Grisard Dom Prieuré St Christophe |
| Sophie LOUISON ESTANILLES |
| jean michel DEISS domaine marcel deiss |
| Matthieu BOESCH Domaine Léon Boesch |
| PATRICK BAUDOUIN DOMAINE PATRICK BAUDOUIN |
| Brice OMONT Domaine des Ardoisières |
PROJET NOÉ |
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| Contexte |
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La stratégie de gestion à court terme et une vision réductrice des AOC ont produit une crise d'identité du vin français. De nombreuses étiquettes se sont décollées du terroir et ont fini par usurper les identités qu'elles revendiquent et monnayent copieusement, créant un problème d'identification et une crise de confiance chez le consommateur. Pire encore, les méthodes d'exploitation et l'organisation de la production ont porté un coup parfois fatal aux piliers des appellations : l'environnement, la connaissance de ce dernier et le savoir-faire partagé au sein de la communauté. |
| Patrimoine immatériel de l'humanité : définition |
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Partant du constat que la mondialisation et les transformations sociales qu'elle a entraînées "font peser de graves menaces de dégradation, de disparition et de destruction sur le patrimoine culturel immatériel", la Convention met en place des mesures importantes de protection de ce dernier, défini comme "creuset de la diversité culturelle et garant du développement durable". |
| Le vignoble, patrimoine culturel immatériel ? |
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Cette définition et toutes ses implications ne laisseront pas indifférents les défenseurs de l'identité et de l'esprit des AOC. Car au-delà même de sa valeur symbolique dans la culture occidentale, le vin est l'exemple parfait de cette conjonction en un même objet, de l'histoire, de la mémoire collective, de la connaissance d'un milieu et de savoir-faire locaux. Depuis l'identification des crus au fil des siècles jusqu'au choix des méthodes de vinification ou des façons de tailler la vigne, en passant par la sélection des cépages en fonction de leur adaptation à un milieu donné, chaque vin apparaît comme le produit de ce travail collectif, conduit et relayé de générations en générations, qui définit le patrimoine immatériel de l'humanité. |
| Perspectives et intérêts |
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Protection, promotion, information, campagne de sensibilisation auprès du grand public, instauration de programmes de recherche et de formation des acteurs locaux... la Convention prévoit une batterie très complète de mesures parfaitement adaptées aux problématiques des AOC. |
| Rétablir un discours sensé sur le vin et son identité |
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Sans parler du traitement monolithique de la question de l'alcool (qui serait une seule et même molécule...) et de l'occultation des recherches les plus poussées sur la consommation modérée de vin, la diffusion du discours encourageant la signalisation "du" cépage, de préférence à l'appellation, pour "simplifier" le choix du consommateur est un symptôme préoccupant de cet obscurantisme. Négligeant l'effet de la déception réitérée sur la complexité du choix (c'est quand un produit déçoit l'attente que créait son label qu'il devient complexe), cette approche volontairement simpliste oublie que les mécanismes du terroir modifient les propriétés gustatives issues du ou des cépages. Et qu'il est tout bonnement impossible de construire un système de repères fiables sur cette base, pour les vins de terroir. Adopter cette nouvelle carte d'identité reviendrait à tirer un trait sur un patrimoine historique, naturel et artisanal colossal. Et que dire de la pauvreté du spectre que l'on voudrait ainsi substituer à la diversité des cépages locaux ou minoritaires? De là à penser qu'il s'agit d'une tentative d'éviction du terroir dépassant le simple cadre de la viticulture, il n'y a qu'un pas... N'entend-on pas dans les plus hautes sphères que ce concept est flou et peu consistant? |
| Sortir d'un modèle de prédation |
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Le problème de l'information et de sa diffusion, en laissant place aux discours obscurantistes, permet en effet l'installation d'une relation de prédation touchant les producteurs, les appellations et l'environnement naturel et social. L'influence des conseillers techniques et l'imposition d'une certaine idée de la qualité ont conduit non seulement des vignerons à mettre de côté leur connaissance du milieu et à perdre leur savoir-faire, mais encore à déprécier la valeur de leurs particularités. Résultat : abandon de terrains ou de cépages jugés trop difficiles à exploiter, expansion de surfaces impropres à la production viticole et pourtant rattachées aux appellations, disparition de méthodes de vinification traditionnelles au profit de standard souvent inappropriés, pollution (la viticulture est aujourd'hui le type d'agriculture le plus polluant en France), et parfois réduction du vigneron à l'état de simple producteur de raisins. Une redistribution qui bénéficie aux fournisseurs de produits de synthèse et autres solutions oenologiques, et aux assembleurs et grandes structures de mise en marché : le schéma productiviste suit son cours normal : augmentation des volumes, baisse de la valeur de la matière première, dépendance du producteur. Les vins issus de ce système portent le même nom que les vins respectant les ressources et l'héritage de leur appellation, tout en affichant une perte considérable de qualité et en devenant majoritaires. A cette échelle, la prédation prend la forme de l'usurpation d'identité, transformée en marque et vidée de son contenu objectif. |
| Décloisonnement et solidarité |
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Le monde du vin doit se reconnaître une solidarité et des intérêts communs au sein des appellations et par-delà les limites de celles-ci pour aboutir dans ce projet. Quelques vignerons ayant compris la nécessité de ce décloisonnement se sont réunis pour défendre l'intégrité des AOC, et non l'image de leur seule appellation. Un socle qui devrait permettre la création d'un réservoir commun d'expériences et de savoirs fondant une éventuelle démarche auprès de l'UNESCO. Mais la mise en place de relations privilégiées avec les centres de recherche et les universités pourraient également consolider ces dossiers en apportant un point de vue multi-disciplinaire sur leur spécificité. D'autant que nombre de travaux très précis ont déjà été réalisés. |
| Vers un nouveau modèle d'économie |
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Solidarité, mutualisation des savoirs, primauté du local... nous sommes loin des schémas dominant le discours économique actuel. Mais ce dernier achève de prouver l'innocuité de certains de ses présupposés, notamment dans le domaine de l'agro-alimentaire. |